Les
circonstances de
l’accident de notre Fils Théau
Son papa ,avec ses simples connaissances des gestes de premiers
secours, a essayé de le sauver (il connaissait le bouche à bouche, mais
le massage cardiaque…..). Son petit frère de 4 ans a assisté à toute
cette scène horrible et traumatisante.
Les secours sont arrivés rapidement sur place.
Son petit cœur est reparti après 30 minutes de massages et de chocs
électrique. Il a été transféré à l’hôpital, mais son état se
détériorait de jour en jour. On nous a demandé de prendre la décision
la plus dure de notre vie, celle de le débrancher.
Théau s’est donc envolé le 7 janvier 2009.
L’arrêt cardiaque de Théau aurait pu se produire en d’autres
circonstances , dans d’autres lieux: à l’école, en sport (c’était un
grand sportif: natation, Yoseikan Budo ….) par exemple.
Son papa culpabilise beaucoup par rapport au fait qu’il n’était pas
formé aux gestes de premiers secours. Pour lui, il n’a pas réussi à
sauver son fils.
Comme je l’ai dit , lors de son accident, Théau n’était pas seul, il
était avec des copains d’âges différents. Ceux-ci se sont senti
impuissants face à la situation, face à leur copain qui était tombé,
l’un d’eux a même essayé de le relever et de le porter.
je suis en colère, car je me suis aperçue de nombreuses lacunes tant
aux niveau des formations des gestes de premiers secours qu’à
l’installation de défibrillateurs. Je veux en faire ma bataille et mon
combat pour Théau, pour Paul, pour Erwan, pour Anne- Charlotte et
beaucoup d’autres enfants à qui s’est arrivé.
Tout comme elles, je voudrai qu’une loi soit votée (pour l’installation
de défibrillateurs et les formations aux gestes de premiers secours) et
d’autres respectées (notamment sur l‘initiation aux premiers secours
dans les établissements scolaires).
Trouvez vous normal que moins de 7% des français soit formés aux
premiers secours et très peu d’enfants? Cela peut arriver à tous, cela
n’arrive pas qu’autres, je l ‘ai appris à mes dépends et je trouve
que chacun d’entre nous peut potentiellement devenir le premier maillon
d’un chaîne de survie. Confronté à l’arrêt cardiaque d’un proche, d’un
voisin ou d’un collègue, il nous faudra réagir pour lui permettre de
s’en sortir.